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mardi 12 février 2013

Test du Kindle paperwhite de Amazon

Fervent utilisateur depuis 3 ans de mon précédent lecteur de livres électroniques, un Opus de Bookeen, j'ai enfin changé pour le leader incontesté en la matière, un Kindle Paperwhite de Amazon.

A la base seuls 2 facteurs ont motivé ma décision :
- je voulais un écran éclairé car j'aime lire la nuit au lit et ma femme ne supporte pas la lumière (mais sinon ça va elle est sympa)

A gauche le Kindle paperwhite, à droite le Bookeen en situation de faible lumière ambiante.

- je voulais un ebook reader silencieux (pour la même cause ci-dessus) car le Bookeen émet un CLIC assez sonore à chaque changement de page.



Au début j'ai longuement hésité à prendre le Kindle Paperwhite à cause de son incompatibilité navrante avec le format le plus répandu et ouvert de ebooks, j'ai nommé le EPUB. Mais finalement je me suis laissé tenté au regard de son prix compétitif (129 euros), de ses fonctionnalités et puis parce que le logiciel gratuit Calibre permet facilement de convertir un EPUP en MOBI spécial Kindle.

Plutôt que de vous refaire un énième test en long et en large - vous pourrez en trouver de supers ailleurs - je vais juste me concentrer sur mon ressenti global et l'usage au quotidien.

Commençons par les points fort du Kindle Paperwhite


1- Son superbe écran : il offre une bonne définition, la lecture est très agréable et aussi fine que sur un vrai livre. L'intra-éclairage est très reposant pour les yeux et idéal pour la lecture de nuit. Les zones tactiles sont hyper-réactives (presque instantané pour tourner la page) sans l'affichage d'une page noire ente chaque page.

2- Globalement l'engin est bien équilibré en terme de poids. le touché au dos est très agréable également grâce à un genre de caoutchouc très doux. Je ne m'en passe plus. Il se dégage du Kindle un sentiment de solidité global très rassurant, on a plaisir à prendre l'objet en main.

3- L'interface : très soignée et très simple sur le modèle de ce que fais Amazon sur son site. On dispose de 5 Go de stockage gratuit en ligne (dans le fameux nuage) poru ses eBooks et documents personnels. Le top c'ets qu'il est possible d'ajouter des documents par l'envoi d'un simple email à une adresse unique donnée par Amazon. le Kindle paperwhite étant Wifi, le livre est ensuite synchronisé automatiquement. Fastoche fastoche !

4- Amazon offre la possibilité d'emprunter gratuitement un livre par mois si on dispose - comme moi - d'un compte premium. Le choix en français est restreint mais correct.

5- Un gros kiff, c'est le possibilité de trouver la définition d'un mot ou d'un nom propre sur Wikipedia simplement en "cliquant" dessus. Simple et génial ! C'est la mort des dictionaires à court terme.


Passons aux points faibles du Kindle Paperwhite

1- Toujours cette fichue incompatibilité avec le format epub. Bon, c'est de moins en moins gênant car de nombreux sites de ebooks gratuit ou payants proposent de télécharger nativement le format Kindle et parce que Calibre est un excellent gestionnaire de bibliothèque numérique.

2- Il manque un bouton pour tourner les pages par exemple sur la tranche, où un système par inclinaison brève du Kindle... En position couchée, quand on tient le Kindle d'une main, on est obligé d'utiliser la seconde main pour toucher l'écran et tourner la page. 

3- Pas de chargeur secteur livré avec le Kindle, une petite mesquineries de la part de Amazon mais bon, étant utilisateurs de mac depuis longtemps je suis rôdé :-p

4- Le prix des livres, franchement, un ebook au même prix qu'un livre papier, de qui se moque t'on ?
Surtout que le catalogue d'emprunts Premium est plutôt maigre pour le moment en français, je n'ai pas trouvé comment switcher en anglais, ce serait bien si Amazon ajoutait cette option...

jeudi 30 juin 2011

Téléchargez les livres sur Google Books avec Google Books Downloader

Vous avez repéré un livre intéressant sur Google Books et vous aimeriez le lire sur votre iPad, tablette ou votre lecteur d'eBook ? Rien de plus simple : commencez donc par télécharger la petite application Google Books Downloader (PC uniquement).

Il suffit ensuite de récupérer l'adresse du livre électronique sur Google Books puis de la copier-coller dans le champ prévu à cet effet. Choisissez la destination de sauvegarde sur votre PC et validez. Et c’est tout ! En quelques secondes, le livre sera rapatrié sur votre ordinateur.

Vous pouvez choisir deux formats distincts : pdf ou jpeg. Dans certains cas les pdf ne fonctionnent pas bien, j'obtiens un fichier corrompu. Dans ce cas optez pour les jpeg et tout ira pour le mieux.

mardi 15 juin 2010

Et si l'iPad causait la perte de la presse et de l'édition ?

J'ai été assez amusé de lire cette courte brève sur Les Echos en date du 28 mai 2010.
"Depuis ce matin, il existe une nouvelle façon de lire la presse en France. Et depuis ce matin, « Les Echos », quotidien fondé en 1908, est accessible sur un nouveau support électronique : l'iPad. L'arrivée en France de la tablette d'Apple - déjà lancée avec un grand succès aux Etats-Unis -inaugure certainement une nouvelle époque dans le développement des médias. Un changement qui pourrait être aussi important que ce qu'a représenté naguère le Web pour notre industrie. Avec, cette fois, davantage d'effets positifs."
Les espoirs sont grands. Mais l'ipad sera t'il vraiment le sauveur de la presse et de l'édition ? Ne se pourrait-il pas au contraire que l'arrivée de l'iPad - mais aussi des liseuses électroniques en général, Kindle en tête-  accélèrent leur perte ?

Le fait est qu'une offre pirate de livres et de magazines gratuits existe bel et bien. Il est possible de télécharger les magazines les plus populaires et un bon paquet de livres sans payer un kopeck. Et il n'est même pas nécessaire d'être un pirate expert pour y arriver, il suffit d'utiliser Google. Tapez "téléchargement de magazines gratuits" et tous vos vœux seront exaucés : Le Monde, l'Equipe, Capital, Géo... ils y sont tous au format pdf.

Le téléchargement de magazines, journaux et livres en pdf n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est l'iPad et l'ensemble des lecteurs d'eBook qui offrent un confort de lecture inégalé pour le format papier. Les portes sont grandes ouvertes pour tous les pirates, il n'y a plus qu'à se servir.

Dès lors, qu'est-ce qui fait croire à la presse et l'édition qu'ils réussiront mieux que l'industrie du disque u celle du cinéma à vendre leur fichiers numériques là où en en trouve déjà un bon paquet "gratuitement" ? N'est-ce pas un brin optimiste, on pourrait se le demander.

Quoi qu'on en dise, les ventes de cd baissent, le téléchargement pirate de mp3 augmente et le téléchargement de mp3 légal ne parvient pas à limiter les pertes du secteur. Alors pourquoi le téléchargement légal de livres ou de magazines au format numérique pourrait-il contrecarrer le piratage dans les mois à venir ?

Les signes rassurants

- un accès aux œuvres légales facilité : il y a dès à présent une grande facilité d'accès légal aux livres et magazines numériques. Côté livres, Apple et avant lui Amazon et son Kindle ont mis le feu aux poudres avec leurs Store ou les livres et journaux sont téléchargeables en un clic.

La concurrence à l'iBooks Store d'Apple ou à ceui d'Amazon existe aussi. Et parfois même depuis plus longtemps encore : Numilog, la Fnac, Sony, Mobipocket (aujourd'hui propriété d'Amazon) etc... Cette émulation tire certainement le marché vers le haut même si le mastodonte Apple aujourd'hui archi-dominateur sur la musique a de quoi inquiéter ses petits camarades.

A titre de comparaison, il est interessant de constater que les premiers mp3 music stores sont apparus sur Internet en 2000 (Sony a été le premier à dégainer avec un flop total et des morceaux vendus plus de 3$ l'unité) soit 15 ans après l'éclosion du marché du CD (avec la diffusion record de l'album "Brothers in arms" de Dire Strait). Autant dire que pendant ce temps là, le réflexe de téléchargement sur les réseaux P2P (Napster notamment) s'ancrait définitivement dans les mœurs.

Le marché du livre numérique n'aura pas attendu aussi longtemps pour positionner des alternatives crédibles au P2P. L'iBooks Store d'Apple émerge en même temps que l'apparition de supports de lecture (iPad, Booken, Sony readers etc...)grand public (c'est à dire vendu en masse et à des prix abordables (soit 150 euros les premiers prix de lecteurs eBooks). Côté magazines il en va de même avec notamment les boutiques numériques de Relay ou de Lekiosque.

- une offre pirate encore peu structurée : là où il existe de véritables réseaux organisés pour la diffusion de films ou de musique sur les réseaux de P2P ou de DDL, très peu de groupes de pirates francophones (voir  d'ailleurs à ce sujet cet article éclairant du blog littéraire Actualitte.com) de livres ou de magazines sont suffisamment organisés pour proposer une offre "de qualité".

Les exemplaires sont scannés de façon artisanale. Certaines pages ou paragraphes entiers viennent ainsi à manquer. Les livres ou magazines de grand format ("L'Equipe" par exemple) ne sont pas scannés avec une définition d'image suffisante pour une lecture nette sur iPad, le texte est flou etc...

Cette rareté n'est pas étonnante. Il n'est pas facile de scanner un livre ou un magazine page par page. De surcroit, l'audience n'était pas encore au rendez-vous : les propriétaires de lecteurs d'ebook francophones sont encore relativement rare.

De fait, les contenus francophones se font eux aussi rares sur les réseaux P2P. Paradoxalement, ces livres et magazines francophones sont plus répandus sur les sites de Direct Download appelé aussi DDL (Megaupload, Rapidshare...). Cette différence peut s'expliquer par le fait que ces sites rémunèrent les contributeurs pirates qui voient ainsi leur dur labeur de scannage récompensé même avec une faible audience.

Mais en contrepartie, ces sites de DDL sont bien moins ergonomiques et pratiques que els réseaux P2P (emule, bittorrent) pour les internautes téléchargeurs. Ils ne proposent pas de moteur de recherche interne si bien qu'il faut passer par un site tiers pour accéder aux catalogues de liens vers les précieux fichiers pdf. Ces sites sont criblés de pubs envahissantes (pop-up multiples) et leur apparence globale n'inspire pas confiance à l'internaute lambda. De plus le process de récupération du fichier est fastidieux : il faut souvent 4 ou 5 étapes puis un temps d'attente imposé par le site de DDL pour pouvoir enfin télécharger son fichier.

- l'apparition de formats innovants : loin d'en rester à un simple fichier pdf, de nombreux magazines ont décidé d'en donner plus à leur lecteurs numériques. On a ainsi vu le magazine "techno-utopiste" Wired proposer une version multimédia et interactive de son mag papier (J'en ai fait une petite démo sur YouTube ici). Résultat : 24.000 exemplaires vendus dans le monde en 24 heures. A titre de comparaison, l'édition mensuelle papier de Wired s'écoule à 82.000 exemplaires uniques dans les kiosques et compte 672.000 abonnés. (voir l'article complet ici sur le site de Wired) De très bons résultats donc, qui démontrent qu'il y a une place pour les formats innovants qui vont plus loin que le papier statique. Notons également que l'édition iPad de Wired était vendue au même prix que le mag papier.

Time Magazine prépare également une nouvelle version iPad enrichie en vidéo notamment. Les premières critiques sont dithyrambiques.  De même, en France l'Equipe Mag propose depuis quelques jours sur l'Apps Store une édition gratuite et adaptée à l'iPad de son mag papier du samedi. Les critiques sont bonnes puisque l'éditeur a fait plus que se contenter de balancer un simple pdf à feuilleter.

La musique n'a pas la chance de pouvoir en faire autant. Là ou la musique fait appel à un seul de nos sens - l'ouïe - la lecture fait appel à 3 sens : la vue, le toucher et l'ouïe également. C'est largement suffisant pour proposer une expérience ludique et multimédia faite à base de texte, de musique et d'interactions tactiles surprenantes.

Il est interessant de constater que les groupes de presse français sont armés pour cette évolution. L'Equipe dispose d'une chaîne TV, d'un partenariat avec RTL, de photographies de qualités. Il ne reste plus qu'à ... réinventer le métier d'éditeur pour proposer un mix original de l'ensemble.

Le groupe BFM dispose des mêmes armes. Et, si Mr Niel, le patron de Free arrive à mettre la main sur LeMonde, il y a fort à parier pour que le quotidien du soir soir suive l'exemple.

Reste plus qu'à espérer que les éditeurs de livres pourront suivre le même exemple et proposer un contenu multimédia en plus du texte... même si cela dénaturerait un peu le concept même de "lecture de livre". Ceci dit, il y a en ce moment même, un livre électronique de très bonne qualité sur l'histoire du débarquement à télécharger gratuitement sur l'Apps Store. Il mélange à la fois mp3, vidéo et texte avec un certain succès.

- une offre à prix compatible
Expérience douloureuse pour l'Equipe il y a quelques jours : ils ont "osé" proposer la version iPad du quotidien plus cher au numéro qu'en kiosque. Retour de bâton immédiat : l'appli a été descendue en flèche par 99% des testeurs.

Cette petite anecdote rappelle simplement que les internautes sont maintenant habitués à se voir proposer une baisse de prix conséquente. Là ou un disque coutait 20 euros, sa version numérique est désormais proposé à 9,90 euros. Un prix psychologique si bien ancré dans les mœurs qu'il sera difficile pour la presse et l'édition de ne pas proposer la même décote sous peine de devoir subir la comparaison... à moins de proposer une version considérablement enrichie comme Wired l'a fait.

Côté magazine, il y a donc toujours une place pour le bon vieux pdf statique et antique, à condition de consentir à une baisse de prix radicale. Le marché semble se stabiliser autour de 0,79 cts par édition (prix en partie imposé par les restriction d'Apple sur son store). C'est moins que la réduction généralement consentie sur le marché de la musique mais le coût étant très proche de 0 euro, l'effort était aussi plus important à effectuer. 0,79 sera probablement un juste prix amené à s'imposer avec le temps.

Pour ce qui est du livre, il ne semble pas y régner la même orthodoxie monétaire. Bien sûr, une étude complète du positionnement tarifaire de tous les éditeurs demanderait un autre billet à part entière mais la première impression est plutôt nette. Voyez plutôt...

J'ai relevé 3 livres, parmi les 3 best-seller de l'Apple Store
"Tous ruinés dans 10 ans" de Jacques Attali. L'oeuvre de l'ancien sherpa de Mitterand est proposée à 11,99 euros en numérique contre 15 euros sur Amazon soit à peine 3 euros de réduction.

"Mélancolie française" de Eric Zemmour est proposé à 12,99 euros contre 16,15 sur Amazon. c'est le même écart et le même éditeur, c'est à dire Fayard.

"Le dernier mort de Mitterand" de Raphaëlle Bacqué est à 13,99 euros contre 17,10 sur Amazon aux éditions Albin Michel qui suit la même décote. L'avenir nous dira si le public est prêt à troquer le plaisir d'un livre que l'on peut partager avec ses amis et revendre d'occasion pour une économie de 3 euros... j'en doute. (On pourrait rétorquer que si ces livres sont en première place sur l'iBooks Store c'est qu'il se vendent bien. Ce serait exact... mais la place de numéro ne dit rien du nombre de livres vendus... peut-être qu'une centaine suffit ?)

A noter que des modèles économiques interessants existent du côté de la presse numérique. LeKiosque ou Relay proposent ainsi des forfaits de lecture illimités pour environ 17 euros par mois ainsi que des système de crédit qui abaissent considérablement le prix unitaire du magazine pour peu que l'on soit un gros lecteur.

Les signes inquiétants
Malheureusement, le tableau n'est pas non plus idyllique. De nombreux points noirs existent. Passons les en revue...

- la guerre des DRM et des formats
Inévitablement, tous les intervenants sur le marché cherchent à imposer leurs règles afin de devenir le roi de la jungle et des formats. Ainsi, la stratégie du Kindle d'Amazon est des plus instructives... sur ce qu'il ne FAUT pas faire. Comme l'avait déclaré Jeff Bezos, le patron de Amazon, le kindle est "DRM-agnostique", voulant signifier par là que le Kindle est neutre. C'est aux éditeurs qu'est laissé le choix de protéger ou non leurs oeuvres avec des DRM.

Chaque éditeur fait donc sa loi sur un support unique ! Certains lecteurs ont ainsi eu la désagréable surprise de ne pas pouvoir télécharger 2 fois le même livre, de ne pas pouvoir le distribuer à des amis, de ne pas pouvoir le lire sur un autre reader ou sur un autre support (PC, iPhone, Blackberry...). Bref, la même et longue histoire que celle des DRM pour la musique qui sont aujourd'hui presque de l'histoire ancienne.

On a ainsi d'un côté le format .mobi du distributeur Mobipocket, le DRM d'Apple pour l'iPad, le DRM d'Adobe... une vraie jungle au détriment du consommateur.

- oubliez vos scanners
DRM ou pas, il est clair que la démocratisation du livres électronique facilite désormais son partage. Inutile de passer de longue et fastidieuses heures à scanner un livre puisque c'est l'éditeur lui même qui le fait à votre place. Et dans des volumes autrement plus conséquents. Résultat direct : tous ces fichiers vont inévitablement se retrouver sur les réseaux P2P. (Les DRM seront probablement aisément cassées, cela va sans dire, c'est le jeu du chat et de la souris).

Cela est d'autant plus inquiétant que pour le moment les cadors de l'édition ne proposent rien de plus que des pdf améliorés comme on l'a vu plus haut. Une vraie incitation au piratage tant que des support plus originaux ne seront pas proposés. Ainsi les versions iPad des Echos, de l'Equipe, de la Tribune, du Monde ou du Figaro pêchent toutes par excès de simplicité : un pdf et voilà. Ils ot la chance de pouvoir changer d'orientation dès maintenant sinon ils risque fort de connaitre de grandes désillusions.

- pas de spectacle vivant
Malgré les chiffres croissant du téléchargement de films, le nombre d'entrées au cinéma (et pour les comédies musicales) a battu des record l'année dernière en France. Cela s'explique aisément par le fait que le cinéma est une occasion de sortir entre amis, de partager un bon moment, un resto. C'est un loisir convivial et qui offre une qualité supérieure de confort (grand écran, 3D etc...).

Il en va de même avec les concerts pour la musique. Ils ne désemplissent pas. Pour les même raison que le cinéma. C'est une expérience différente, humaine. Mais qu'elle est l'alternative pour les livres ou les magazines ? Il n'y en a pas. Aucune chance pour l'édition de se refaire sur un autre pôle d'activité. Elle n'a pas le droit à l'erreur. Inquiétant non ?

Conclusion

Le chance du marché de l'édition en ligne c'est qu'il émerge en même temps que les vecteurs de sa démocratisation (iPad, Kindle, etc...) car les éditeurs n'ont pas attendu avant de faire le premier pas contrairement à ce qui s'est passé pour la musique ou le cinéma.  C'est une chance pour l'édition qui prend ainsi le taureau par les cornes dès maintenant.
Malheureusement, maintenant que l'audience est là, le piratage risque de se structurer rapidement avec un accès simplifié à des œuvres francophones. D'autant que les éditeurs de livres ne semblent pas jouer le jeu des prix bas  et de l'interopérabilité.

lundi 17 mai 2010

Lire un pdf ou un magazine sur iPad gratuitement

Dans un récent billet je vous présentais une astuce efficace pour lire vos pdf sur iPhone. Passons aujourd'hui au niveau supérieur. Objectif : lire un pdf sur iPad gratuitement.

J'ai identifié 3 applications intéressantes pour vous aider à lire vos pdf sur iPad de façon confortable et surtout sans dépenser un kopeck.

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EDIT janvier 2013 : une nouvelle application gratuite et de très bonne qualité est maintenant disponible sur l'App Store : Documents.

Noté 4,5 étoiles sur le Store, Documents a reçu une grosse mise à jour de son interface. Manipuler et lire vos pdf n'a jamais été aussi facile. Sans compter que Documents est aussi capable de lire musique et film, il est en passe de s'imposer comme le meilleur lecteur de pdf actuel.

Il peut être synchronisé automatiquement avec Dropbox, iCloud ou un serveur NAS, en Webdav et en FTP aussi ce qui est mon cas et ça marche sans l'ombre d'un souci. J'étais un fervent utilisateur de GoodReader (payant donc), désormais j'ai migré sur Documents sans même un regard en arrière :-p
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Tout d'abord commençons par sortir les sortants. Goodreader qui est de loin le meilleur lecteur de pdf sur iPhone vaut-il le coup sur iPad ? Premier élément de réponse : sa version ipad n'est plus gratuite. Elle est proposée à 0,99 $.

Pour ce qui est de la version iPhone - elle toujours gratuite - elle est certes utilisable sur iPad mais la définition des images laisse vraiment à désirer. Résultat : le texte est flou dès qu'on zoom un peu. Bref, c'est pas le top pour lire confortablement et ça ne rend pas hommage à l'ipad. Voyez plutôt la capture d'écran ci-dessous :


Une première vraie solution pour lire vos pdf ou vos magazines sur iPad serait d'utiliser l'application eBook de Apple. Malheureusement, il vous faudra au préalable utiliser une logiciel comme Calibre pour convertir vos pdf en ePub. Petit bémol toutefois, eBook ne permet pas de zoomer sur une page pdf. Il faudra donc vous contenter d'une visualisation en petit format. Voilà un exemple ci-dessous. L'avantage de cette solution c'est qu'elle permet de gérer via un point d'accès unique - iTunes - vos ebooks et vos magazine et pdf. Peut-être que Apple permettra de faire des zoom sur des portions de texte dans une version future.


La vraie première alternative pour lire vos pdf sur iPad c'est la fantastique application Dropbox. Elle vous permet de synchroniser certains dossiers de votre ordinateur fixe avec votre iPad. Les pdf sont pris en compte nativement. Il suffit donc de glisser déposer votre pdf sur un dossier Dropbox puis d'attendre qu'il soit uploadé sur les serveurs de Dropbox (jusqu'à 2 Go gratuit d'espace de stockage). Lancez ensuite l'application Dropbox sur votre iPad et naviguez dans l'arborescence jusqu'à votre pdf.

L'inconvénient de Dropbox c'est qu'il vous faudra charger votre fichier pdf à chaque lecture. Pour un magazine de 50 Mo c'est donc un peu lourd même si le gros du téléchargement se fait en tâche de fond.

Mon dernier choix est selon moi la meilleure alternative gratuite pour lire vos pdf sur iPad : Cloudreader. Gros avantage (depuis l'une des dernières mise à jour des API de l'iPhone OS), vous pouvez transférer vos pdf directement dans votre iPad via l'onglet Applications de iTunes. La synchronisation est instantanée et rapide, et il n'est même pas nécessaire de synchroniser l'ensemble de l'iPad pour effectuer le transfert.

Autre avantage de Cloudreader, c'est qu'un léger tapotement zoom de façon intelligente sur la portion de texte que vous lisez. Vous épargnez ainsi vos yeux. Le seul défaut de l'appli, c'est que le déplacement des pages de haut en bas est assez heurté et manque de fluidité.
Exemple de page de journal en vue zoomée avec Cloudreader sur iPad

jeudi 22 avril 2010

Bilan carbone des livres électroniques : rêve ou réalité ?

On entend beaucoup dire que les livres électroniques (eReaders) ont un impact positif sur l'environnement. A première vue ca peut sembler logique. Un livre classique nécessite une logistique importante : arbre coupé, transport des troncs, transformation en papier, transport du papier, puis transport du livre jusqu'à son lieu de vente. Le livre électronique de son côté est transféré via Internet ce qui économise les étapes intermédiaires de production et transport.


Une étude de la société Cleantech, spécialisée dans l'audit de l'impact écologique des biens de consommation, a essayé de mesurer l'impact environnemental du Kindle d'Amazon.

Selon ses résultats, le carbone émis lors du cycle de vie du Kindle (production + distribution + recharge de la batterie) est équilibré après a lecture de 22,5 livres électroniques.

En effet, la production et distribution d'un Kindle représenterait un bilan carbone de 168 Kg de CO2. La production et la distribution d'un livre représenterait une émission de 7,46 Kg de CO2.

A delà du seuil critique de 22,5 livres lus sur le Kindle, l'impact écologique serait bénéfique. L'idée est assez séduisante, mais je n'y adhère qu'à moitié.

D'un côté, il est vrai que le papier est issu à 70% du recyclage. Mais l'industrie de l'édition représente à elle seule 11% de la consommation d'eau des pays industrialisés. De ce point de vue le Kindle me semble gagnant. Malheureusement je ne sais pas si l'étude de Cleantech prend bien en compte le fait que les livres électroniques sont stockés dans des serveurs eux aussi très gourmands en énergie.

D'un autre côté, les e-readers sont sujets aux effets de modes consuméristes. Et il se pourrait bien qu'un lecteur soit remplacé par un modèle plus performant après une année d'utilisation. Tout le bénéfice partirait donc en fumée. Cependant, cet effet négatif pourrait être compensé par l'utilisation de e-reader solaire actuellement à étude. On y est pas encore.

Autre argument contre. Les livres peuvent être considérés comme un excellent réservoir de CO2. En effet, les arbres capturent le CO2 de l'atmosphère pour le conserver sous forme de cellulose utilisée pour faire du papier. Et les livres sont conservés pendant des dizaines d'années.

Au final, je suis assez partagé. D'un côté on a un process de production physique du livre direct totalement révolutionné et allégée. Le bénéfice est de ce point de vue évident. Mais de l'autre il me semble très difficile de mesurer l'impact écologie du process pas si virtuel que ça de la vente de livres numériques : stockage serveur, consommation électrique du PC, consommation électrique du reader et enfin fréquence de remplacement du reader.

lundi 22 février 2010

15 jours avec un livre électronique : test du Bookeen Opus

Voilà 15 jours que j'ai acheté un livre électronique. Après moult hésitations, j'ai finalement porté mon choix sur le Bookeen Opus à la faveur d'une réduction de prix de 50 euros, soit un prix final de 200 euros.

Quelles étaient la teneur de ces hésitations ?
Si je les livre ici ce n'est que dans le but d'aider quiconque se poserait les mêmes questions ou approchant disons.

Tout d'abord elles étaient d'ordre général.
1- L'utilité d'un livre électronique en général : est-ce aussi confortable ou pratique qu'un bon vieux livre de poche ?
2- Le coût : 200 euros pour un gadget permettant de faire exactement ce que font les bons vieux livres à quoi bon ?
3- Le côté anti-social : télécharger des ebook, est-ce une raison de plus pour ne plus sortir de chez soi ?

Ensuite, mes hésitations portaient sur LE meilleur livre électronique pour mes usages.
1- Faut-il acheter un gadget à 200 euros plus limité ou attendre l'iPad à 500 mais omnipotent ?
2- Le Sony reader 700 à écran tactile est-il d'usage plus ergonomique que le Bookeen ?
3- Devrait-je attendre la nouvelle génération de livres électroniques, moins chers, plus grands plus mieux quoi comme toujours avec l'informatique.

Voilà les réponses que j'ai finalement décidé de convenir avec moi même et après un bon paquet de documentation et de tests divers effectués.

Pour les considérations générales d'abord :
1- Je le dis tout de go, un livre électronique n'est pas moins pratique qu'un livre normal. Il ne l'est pas autant. Il l'est bien plus ! Son poids tout d'abord : vous emportez votre bibliothèque entière dans 200g. Un pavé de 1000 pages pèse bien 500g à lui tout seul. Avis aux voyageurs et aux nomades.

Question confort de lecture : rien à redire. Certes le fond de la page n'est pas parfaitement blanc comme un livre mais le contraste et la finesse des lignes de texte du reader sont vraiment reposantes pour les yeux. C'est un vrai plaisir de l'utiliser. Au bout de 100 pages vous aurez déjà oublié que vous tenez entre les mains un gadget froid. Avantage non-négligeable pour qui aime lire au lit : contrairement à un livre classique, vous pouvez lire sans inconfort dans toutes les positions. levé au dessus de la tête, son poids plume ne vous fatiguera pas les bras. Couché en chien de fusil pour reposer votre nuque, vous n'aurez pas à vous contorsionner pour tourner les pages etc...

2- 200 euros, cela vaut-il le coup d'abandonner les bons vieux livres de Gutenberg ? Là non plus pas d'hésitation : oui, 200 fois oui ! Si comme moi vous êtes fan de vieux classiques tombés dans le domaine public le choix est infini ou presque tant il est énorme ... et gratuit. Au final, si on compte un prix de 7 euros pour un livre de poche lu en 15 jours, vous amortirez votre investissement en 1 an et 3 mois. 7 mois si vous dévorez un livre par semaine. En fait je trouve que c'est encore beaucoup, mais pour qui aime les romans modernes, là c'est doublement interessant. Si vous avez un ami qui vous les passe (comme on passerait un bon vieux livre ou on en trouverait un à la bibliothèque) vous économisez 20 euros par livre, soit un investissement rentabilisé en 5 mois.

3- L'aspect ours enfermé chez lui se justifie t'il pour celui qui succombera au charme du ebook ? Pour répondre de façon nette, je dirais... oui et non :-) Oui, car vous sortirez surement moins souvent chez votre libraire préféré. Mais il n'empêche que tous les livres ne sont pas lisibles sur des ebook pour le moment : beaux livres, livres techniques avec des schéma etc... donc vous verrez tout de même votre libraire et peut-être même plus car les économies réalisées grâce au ebook vous pousseront à reporter votre budget sur d'autre formats de lecture. C'est mon cas.

En complément je dirais que j'ai découvert entre temps de nouveaux usages à mon ebook qui le rendent aujourd'hui indispensable. Tout d'abord, je l'ai découvert en testant par hasard "pour voir", un livre électronique permet aussi de lire des mangas et des BD ! ET très bien encore puisque les mangas sont souvent en noir et blanc. j'ai donc une belle collection de mangas en permanence avec moi.

De même, les musicien pourront emporter avec eux leur collection entière de partitions et de tablatures. Un grand ouf de soulagement quand on voit mon bordel de partoches qui trainent partout et que le chat se fait un plaisir de bouloter en rythme.

Ensuite, pourquoi ai-je porté mon dévolu sur le Bookeen Opus.

1- L'ipad ne m'a pas convaincu. l'écran LED doit exploser les yeux à la longue. Pas pratique pour rester 4 heures sur un livre donc. Exit Apple aussi beau et pratique soit l'iPad !

2- J'ai testé un Sony reader 700 à écran tactile à la Fnac. Résultat vraiment décevant. L'écran est vraiment moins net que celui de ses concurrents. J'ai voulu acheter un Sony 505 écran non tactile mais un poil plus grand que celui du Bookeen (6" contre 5") mais il n'était plus en vente. Mon choix était fait. D'autant que l'écran du Sony 700 brille vraiment trop.

3- J'ai aussi longuement hésité entre acheter maintenant un ebook ou attendre 6 mois pour voir arriver la nouvelle génération moins chère, plus performante, écran tactile, wifi etc... Mais bon à ce rythme on achète jamais rien, en informatique tout change tous les 6 mois maintenant. Mon usage qui consiste à grignoter un livre ou un manga n'en sera pas changé. Seul l'écran couleur à encre électronique aurait pu me faire changer d'avis, mais il n'est pas prévu pour tout de suite. Ensuite pour le wifi, j'ai déjà un téléphone mobile wifi et 3G, donc si je veux me connecter à Wikipedia, j'ai déjà ce qu'il faut.

Bookeen Opus : à l'usage une vraie merveille.

A l'usage, je n'ai presque aucun reproche à formuler contre le Bookeen Opus. Il est léger, beau, tient parfaitement dans une main avec les boutons bien positionnés, bonne autonomie (je ne l'ai toujours pas entamée après 1000 pages). L'interface est relativement réactive et la qualité du papier électronique excellente.

Seuls reproches : une lenteur au démarrage : 20 secondes pour ouvrir un livre. Enfin bon, ca reste 20 secondes donc pas de quoi fouetter un chat, fut-il un destructeur de partitions. Les boutons sont un peu durs à enfoncer et laissent entendre un clic assez net. Là encore rien de catastrophique, on y prête plus garde au bout de quelques jours. L'accéléromètre qui permet de retourner l'écran dans la direction souhaitée est un gadget que j'ai désactivé au bout de 1 heure.

Bref, je vous le recommande à 100% ce petit Bookeen Opus.

Cet Opus ne doit cependant pas être utilisé sans le logiciel gratuit Calibre que vous trouverez en ligne. C'est un outil fantastique. En résumé il permet de transformer tout support texte (image jpeg, pdf, txt, word, excel, partition, manga, BD etc...) en un livre aux dimensions parfaitement adaptées à votre livre électronique quel qu'il soit. Tous les ebook du marché sont détectés et ca fonctionne en 3 clics. SI fantastique que je n'ai pu m'empêcher de faire une donation aux développeur qui le mérite bien. Ce soft est indispensable !!!

dimanche 7 février 2010

Vos ebooks gratuits et tout de suite

Avec l'arrivée de l'iPad et le grand déferlement de lecteurs d'ebook attendu cette année, le téléchargement de pdf va avoir le vent en poupe. Ca tombe bien, le nombre de livres passés dans le domaine public est immense. Mais trouver la perle rare ou le livre électronique de ses rêves n'est pas toujours facile.

Si vous êtes fan de lecture je vous recommande d'utiliser l'Electronic Book Data Base, un excellent moteur de recherche d'ebook au format pdf, txt ou html. La plupart des fichiers sont hébergés sur des serveurs de Direct Download (DDL)

Le site est russe mais il cherche très bien en langue anglaise ou française avec un peu plus de chance. Il propose aussi un fil RSS pour les lecteurs les plus assidus.

vendredi 5 février 2010

Le Cybook Opus en promotion à 199 €

Le Cybook Opus de Bookeen est en promotion en VPC chez Pixmania à 199 € au lieu de 250 €. Vous le trouverez également à ce prix en vente physique dans les Virgin MegaStore.

Il est à noter que la Fnac n'a pas mis à jour ses tarifs à l'heure actuelle.

Cette baisse de prix annonce surement l'arrivée imminente du remplaçant de l'Opus, à savoir l'ORIZON pourtant prévu pour avril 2010 à un prix de 300 € justifié par une nouvelle technologie tactile.

dimanche 31 janvier 2010

L'actu du livre électronique c'est sur eBouquin.fr

J'aurais pu me contenter d'un tweet pour vous signaler l'existence du très bon blog eBouquin mais ca n'aurait pas été digne d'un blog d'aussi bonne qualité éditoriale.

eBouquin c'est toute l'actualité du livre électronique - aussi appelé eReader, e-Reader, liseuses - et des nouveaux contenus numériques que ce marché naissant draine dans son sillage : eBook et presse numérique principalement.

Je le suis depuis quelques semaines maintenant et c'est une source d'inspiration certaine. Je m'apprête à acheter un livre électronique bien sûr et en cette phase d'étude il est important de pouvoir comparer. Ce que fait très bien l'équipe de eBouquin. Je les en remercie d'ailleurs.

Pour le moment mon choix se porte sur le Sony PRS 600 à écran tactile (mais dont le contraste à l'écran est semble t'il moins bon, plus flou). J'hésite également avec le Bookeen Cybook Opus de dimension plus réduite, moins cher et au contraste idéal mais pas très efficace pour lire des magazines au format pdf semble t'il.

Au final, je vais probablement attendre encore un peu avant de faire mon choix. l'année 2010 sera riche en nouveauté dans ce domaine, les prix devraient baisser et les fonctionnalités s'améliorer. J'attendais l'iPad avec impatience mais il m'a tout de même déçu par son manque d'inventivité, donc mon choix se porte résolument vers un VRAI livre électronique.

En attendant je continue d'utiliser mes "vieux" livres au format papier :-)