mercredi 13 octobre 2010

Test du serveur domestique Synology Diskstation DS110J

Plus le temps passe et plus on emmagasine de données numériques de grande valeur : photos de famille, musique, vidéos, comptabilité, factures etc... Le jour où un crash de disque dur se produit, c'est la catastrophe.

C'est pour cette raison que j'ai sauté le pas et que j'ai décidé de doter mon petit foyer - et par la même occasion mon entreprise - d'un serveur domestique. On appelle aussi ça un disque dur réseau ou encore un NAS (Network Attached Storage) mais c'est la même chose.

Au début, j'étais parti dans l'optique simple de faire des sauvegardes itératives (uniquement des fichiers qui ont été modifiés depuis la dernière mise à jour) du contenu de mes 2 ordinateurs. Mais, en me renseignant un peu, j'ai vite constaté que ces serveurs domestiques font aujourd'hui bien plus que cela. Je me suis laissé prendre au jeu et j'ai finalement opté pour un Synology Diskstation DS110j.

En résumé, ce petit boitier de quelques centimètre de large (pas plus gros qu'une box adsl) et acheté 220 euros (avec un disque dur de 2 To) renferme une flopée de fonctionnalités vraiment surprenantes.

Un disque amovible

Premier point fort, au niveau du matos en lui même : le disque dur est interchangeable. Vous pouvez donc au choix en mettre un de 500 Mo ou 2 To selon votre budget et vos usages. J'étais assez inquiet de cela au début : monter un disque dur dans un boitier c'est pas mon truc. Mais le vendeur m'a suffisamment rassuré pour que je tente le coup.

Dans les faits, c'est vraiment simple à monter. Il suffit de glisser le disque sur des rails prévus à cet effet, le connecteur s'insère parfaitement. Il n'y a plus qu'à remettre le boitier qui se clipse tout seul et à serrer 4 vis. Enfantin.. et quel bénéfice : si dans 1 ou 2 ans j'ai besoin d'un disque de 10 To, je n'aurais plus qu'à faire la même manip sans avoir à changer le serveur.

Un gros bémol tout de même à l'attention de Synology. Autant l'installation physique du disque dur est simple autant sa mise en route logicielle est périlleuse... sans raison. On insère un CD qui lance un processus de mise en route du disque dur (formatage, installation du système d'exploitation etc...). Tout se passe très bien jusqu'au moment où il demande d'aller chercher soi même le fichier d'install du système.. mais sans dire où il se trouve, ni même son nom !!!!! Alors que le CD est blindé de fichiers en tout genre avec des extensions exotiques et des noms barbares..  franchement faut pas pousser mémé dans les orties ! En plus pour couronner le tout, la version du système sur le CD est dépassée. Un petit check sur Internet pour un téléchargement automatique de la version la plus récente ne serait-elle pas plus cool pour les utilisateurs non avertis ?

Un ordi de plus dans la maison, sans écran.
Autre point fort de l'engin : son système d'exploitation. Synology a vraiment bien bossé pour proposer une interface qui ne déroutera pas les plus novices des utilisateurs.

On accède au serveur sur son réseau local en indiquant son adresse IP locale dans un navigateur internet. On se logue en indiquant ses identifiants d'administrateur ou de simple user et on y retrouve nos chères icônes, nos dossiers, menus déroulants, glisser-déposer etc... bref une interface visuelle et sympathique directement dans votre Firefox, très loin des habituels panneaux de configuration ignobles des outils réseau.



Du coup, la gestion des fichiers est "on ne peut plus simple" : vous créez un dossier, vous indiquez qui a le droit de l'utiliser puis vous pouvez y déposer vos fichiers. Ils sont alors visibles de tout le monde sur le réseau. C'est tout, rien de plus.



Activez l'option PhotoStation et vos photos s'affichent "alla picasa" avec de beaux effets style Cover Flow.

Activez l'option Partage de musique, et vos mp3 peuvent êtres lus de partout sur le réseau et même streamés vers un autre ordi sur Internet ou même votre iPhone en 3G avec l'application idoine proposée gratuitement par Synology..

Bien entendu, vous pourrez aussi suivre l'état du disque, son fonctionnement régulier, paramétrer ses heures de lancement et d'extinction (pour économiser du jus en pleine nuit) etc...

Un serveur multimédia pour Internet
Vous pouvez ensuite décider d'ouvrir vos dossiers sur le vaste web afin de les partager avec tout le monde. Pour ce faire, une aide pas à pas vous guide dans l'activation des options (assez complexes)  pour indiquer à votre firewall (si vous en avez un) quel port ouvrir. Dans mon cas, je l'ai paramétré à la main en mappant les ports de ma Bbox (qui a une IP fixe, et oui, merci Bouygues ca c'est vraiment top !!!) en fonction des applications que je souhaitais ouvrir au web. Cette partie est franchement geek et pas à la portée d'un novice. Il faudra se faire aider ou bien potasser, je ne vois pas trop d'alternatives.

A noter que une option de DynDNS est proposée. Je ne l'ai pas utilisée puisque mon IP est fixe. J'ai juste fait pointer une frame http d'un sous-domaine hébergé chez 1and1 vers l'IP de mon serveur et le tour est joué, ca masque l'url assez moche tout en chiffre XXX.XXX.XXX.XXX par une belle adresse sympa ce qui est plus cool pour la famille quand même.




Au final, je partage donc les photos de la petite dernière avec la famille simplement en les déposant sur le disque réseau. Elles sont automatiquement publiées en ligne sur l'équivalent d'un blog ou d'un Flickr maison. Avantage : 2 To de photos, rien à payer, transfert immédiat même pour les gros fichiers.



Petit regret : dommage que Synology n'ai pas un peu poussé les fonctionnalités du partage de photos, en incluant par exemple une option d'alerte par email pour les abonnés aux mises à jour. J'ai donc bidouillé un peu, pour info et en très résumé : vous récupérez le flux RSS des photos, vous le moulinez avec Feedburner qui propose un module d'alerte par email lorsque le fil RSS est mis à jour, et enfin vous ajoutez le lien vers cette mailing list sur votre blog photo (contactez moi en commentaire si vous souhaitez un peu d'aide là dessus).

Cerise sur la gâteau : Synology propose une application iPhone qui vous permet de publier vos photos sur votre serveur maison directement depuis votre mobile via le réseau 3G. Bien vu !



Un serveur compatible Time Machine
Le Synology DiskStation est aussi compatible avec Time Machine, le - génial - système de sauvegarde automatique d'Apple. Là, difficile de faire plus simple : vous lancez Time Machine sur le Mac, vous indiquez que le disque de sauvegarde est le disque réseau et c'est terminé pour toujours. Les sauvegardes itératives se font à intervalles réguliers.



Si vous avez besoin de retrouver un fichier perdu, vous entrez dans Time Machine et vous remontez le temps jour par jour jusqu'à le retrouver.

Une remarque : pensez à désactiver le firewall du serveur pour l'application Time Machine sinon les sauvegardes sont parfois bloquées. (oui, le "parfois" est assez mystérieux, mais une fois ceci fait je n'ai plus eu aucun souci). Il faudrait qu'on m'explique à quoi peu bien servir un firewall sur un réseau privé domestique.. enfin bon... J'aurais préféré une option de cryptage de la sauvegarde par contre.

Des bonus intéressants : torrent, megaupload, serveur de base de données etc...
Le DiskStation permet aussi de lancer des téléchargements via des fichiers torrent de façon autonome. Pratique pour les gros téléchargeurs ou ceux qui veulent être des bons peers de famille, mais pas pour moi qui ne télécharge que très sporadiquement. Le client bitorrent est bien fichu, il permet par exemple de gérer les téléchargements par RSS.

Idem pour Megaupload et autre Hotfile etc... par contre il faut obligatoirement avoir un compte premium. Dommage... pas pour moi non plus. Pour les newsgroups rien de prévu, mais Synology a peut-être des updates dans les tuyaux...

Et bien sûr vous pouvez héberger un vrai site dynamique en activant un php-myadmin pour gérer une base de donnée. Pas pour moi non plus, j'attends la fibre optique pour ça sinon mes 60 Ko/s descendants risquent d'être vite saturés.

Conclusion
Pour 220 euros, vous avez là un serveur domestique simple à prendre en main et facilement utilisable par toute la famille une fois paramétré par quelqu'un d'un peu plus à l'aise avec les réglages réseau. Il propose une gamme très large de services : partage de photo, de film, de musique, de fichier, site web, blog, streaming, bitorrent, serveur multimédia pour la TV etc... et en plus il est compatible Time Machine. Synology est une valeur sûre, on sens qu'il ont une vraie approche "client" de leur produit qu'ils veulent faire simple et beau. Ce n'est pas encore du Apple mais c'est déjà un très beau résultat.

mercredi 29 septembre 2010

Astuce Excel : concaténer une chaîne de caractères et des guillemets

J'ai bien galéré pour trouver comment concaténer une chaîne de caractères et des guillemets dans Excel. Alors comme d'habitude, je partage cette astuce ici, elle pourra surement aider d'autre personne à gagner un peu de temps.

La fonction CONCATENER (ou CONCATENATE en anglais) est assez simple à utiliser sur Excel. Elle est d'ailleurs très bien décrite dans la doc ou dans l'assistance qui permet de construire la fonction.

Par contre, pour ajouter des guillemets, quelle galère. En effet, le guillemet est un caractère utilisé dans la syntaxe de la fonction. En utiliser de façon inconsidérée casse donc la fonction.

En fait, l'astuce consiste juste à mettre 4 guillemets (et non pas 3 comme on pourrait le croire) ce qui donne par exemple la formule suivante :

=CONCATENER("""";A1;"""")

Elle aura pour effet d'ajouter des guillemets avant et après un mot, ce qui donne : "exemple" avec le mot exemple situé dan la cellule A1.

Bonne continuation dans votre feuille ! :-)

jeudi 22 juillet 2010

Un petit jeu ipad / iphone gratuit pour les tout petits

Si vous avez un iPhone, un iPod Touch ou un iPad et en prime un petit bébé de plus de 1 an, je vous recommande ce petit jeu gratuit dégoté en fouillant bien l'Apps Store.
Look baby convient parfaitement pour les tout petits. Ma bébé à 14 mois et elle s'amuse bien à faire éclater les petits ballons, à changer les couleurs des ailes du papillon et à chatouiller Teddy l'ourson qui rigole en gigotant :-)

Mais dans l'affaire c'est sûrement moi qui me régale le plus à regarder la pitchoune toute émerveillée :-) surtout quand elle retourne l'iPad pour regarder ce qu'il y a derrière et où peut bien se cacher cet ourson rigolo !



mardi 15 juin 2010

Et si l'iPad causait la perte de la presse et de l'édition ?

J'ai été assez amusé de lire cette courte brève sur Les Echos en date du 28 mai 2010.
"Depuis ce matin, il existe une nouvelle façon de lire la presse en France. Et depuis ce matin, « Les Echos », quotidien fondé en 1908, est accessible sur un nouveau support électronique : l'iPad. L'arrivée en France de la tablette d'Apple - déjà lancée avec un grand succès aux Etats-Unis -inaugure certainement une nouvelle époque dans le développement des médias. Un changement qui pourrait être aussi important que ce qu'a représenté naguère le Web pour notre industrie. Avec, cette fois, davantage d'effets positifs."
Les espoirs sont grands. Mais l'ipad sera t'il vraiment le sauveur de la presse et de l'édition ? Ne se pourrait-il pas au contraire que l'arrivée de l'iPad - mais aussi des liseuses électroniques en général, Kindle en tête-  accélèrent leur perte ?

Le fait est qu'une offre pirate de livres et de magazines gratuits existe bel et bien. Il est possible de télécharger les magazines les plus populaires et un bon paquet de livres sans payer un kopeck. Et il n'est même pas nécessaire d'être un pirate expert pour y arriver, il suffit d'utiliser Google. Tapez "téléchargement de magazines gratuits" et tous vos vœux seront exaucés : Le Monde, l'Equipe, Capital, Géo... ils y sont tous au format pdf.

Le téléchargement de magazines, journaux et livres en pdf n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est l'iPad et l'ensemble des lecteurs d'eBook qui offrent un confort de lecture inégalé pour le format papier. Les portes sont grandes ouvertes pour tous les pirates, il n'y a plus qu'à se servir.

Dès lors, qu'est-ce qui fait croire à la presse et l'édition qu'ils réussiront mieux que l'industrie du disque u celle du cinéma à vendre leur fichiers numériques là où en en trouve déjà un bon paquet "gratuitement" ? N'est-ce pas un brin optimiste, on pourrait se le demander.

Quoi qu'on en dise, les ventes de cd baissent, le téléchargement pirate de mp3 augmente et le téléchargement de mp3 légal ne parvient pas à limiter les pertes du secteur. Alors pourquoi le téléchargement légal de livres ou de magazines au format numérique pourrait-il contrecarrer le piratage dans les mois à venir ?

Les signes rassurants

- un accès aux œuvres légales facilité : il y a dès à présent une grande facilité d'accès légal aux livres et magazines numériques. Côté livres, Apple et avant lui Amazon et son Kindle ont mis le feu aux poudres avec leurs Store ou les livres et journaux sont téléchargeables en un clic.

La concurrence à l'iBooks Store d'Apple ou à ceui d'Amazon existe aussi. Et parfois même depuis plus longtemps encore : Numilog, la Fnac, Sony, Mobipocket (aujourd'hui propriété d'Amazon) etc... Cette émulation tire certainement le marché vers le haut même si le mastodonte Apple aujourd'hui archi-dominateur sur la musique a de quoi inquiéter ses petits camarades.

A titre de comparaison, il est interessant de constater que les premiers mp3 music stores sont apparus sur Internet en 2000 (Sony a été le premier à dégainer avec un flop total et des morceaux vendus plus de 3$ l'unité) soit 15 ans après l'éclosion du marché du CD (avec la diffusion record de l'album "Brothers in arms" de Dire Strait). Autant dire que pendant ce temps là, le réflexe de téléchargement sur les réseaux P2P (Napster notamment) s'ancrait définitivement dans les mœurs.

Le marché du livre numérique n'aura pas attendu aussi longtemps pour positionner des alternatives crédibles au P2P. L'iBooks Store d'Apple émerge en même temps que l'apparition de supports de lecture (iPad, Booken, Sony readers etc...)grand public (c'est à dire vendu en masse et à des prix abordables (soit 150 euros les premiers prix de lecteurs eBooks). Côté magazines il en va de même avec notamment les boutiques numériques de Relay ou de Lekiosque.

- une offre pirate encore peu structurée : là où il existe de véritables réseaux organisés pour la diffusion de films ou de musique sur les réseaux de P2P ou de DDL, très peu de groupes de pirates francophones (voir  d'ailleurs à ce sujet cet article éclairant du blog littéraire Actualitte.com) de livres ou de magazines sont suffisamment organisés pour proposer une offre "de qualité".

Les exemplaires sont scannés de façon artisanale. Certaines pages ou paragraphes entiers viennent ainsi à manquer. Les livres ou magazines de grand format ("L'Equipe" par exemple) ne sont pas scannés avec une définition d'image suffisante pour une lecture nette sur iPad, le texte est flou etc...

Cette rareté n'est pas étonnante. Il n'est pas facile de scanner un livre ou un magazine page par page. De surcroit, l'audience n'était pas encore au rendez-vous : les propriétaires de lecteurs d'ebook francophones sont encore relativement rare.

De fait, les contenus francophones se font eux aussi rares sur les réseaux P2P. Paradoxalement, ces livres et magazines francophones sont plus répandus sur les sites de Direct Download appelé aussi DDL (Megaupload, Rapidshare...). Cette différence peut s'expliquer par le fait que ces sites rémunèrent les contributeurs pirates qui voient ainsi leur dur labeur de scannage récompensé même avec une faible audience.

Mais en contrepartie, ces sites de DDL sont bien moins ergonomiques et pratiques que els réseaux P2P (emule, bittorrent) pour les internautes téléchargeurs. Ils ne proposent pas de moteur de recherche interne si bien qu'il faut passer par un site tiers pour accéder aux catalogues de liens vers les précieux fichiers pdf. Ces sites sont criblés de pubs envahissantes (pop-up multiples) et leur apparence globale n'inspire pas confiance à l'internaute lambda. De plus le process de récupération du fichier est fastidieux : il faut souvent 4 ou 5 étapes puis un temps d'attente imposé par le site de DDL pour pouvoir enfin télécharger son fichier.

- l'apparition de formats innovants : loin d'en rester à un simple fichier pdf, de nombreux magazines ont décidé d'en donner plus à leur lecteurs numériques. On a ainsi vu le magazine "techno-utopiste" Wired proposer une version multimédia et interactive de son mag papier (J'en ai fait une petite démo sur YouTube ici). Résultat : 24.000 exemplaires vendus dans le monde en 24 heures. A titre de comparaison, l'édition mensuelle papier de Wired s'écoule à 82.000 exemplaires uniques dans les kiosques et compte 672.000 abonnés. (voir l'article complet ici sur le site de Wired) De très bons résultats donc, qui démontrent qu'il y a une place pour les formats innovants qui vont plus loin que le papier statique. Notons également que l'édition iPad de Wired était vendue au même prix que le mag papier.

Time Magazine prépare également une nouvelle version iPad enrichie en vidéo notamment. Les premières critiques sont dithyrambiques.  De même, en France l'Equipe Mag propose depuis quelques jours sur l'Apps Store une édition gratuite et adaptée à l'iPad de son mag papier du samedi. Les critiques sont bonnes puisque l'éditeur a fait plus que se contenter de balancer un simple pdf à feuilleter.

La musique n'a pas la chance de pouvoir en faire autant. Là ou la musique fait appel à un seul de nos sens - l'ouïe - la lecture fait appel à 3 sens : la vue, le toucher et l'ouïe également. C'est largement suffisant pour proposer une expérience ludique et multimédia faite à base de texte, de musique et d'interactions tactiles surprenantes.

Il est interessant de constater que les groupes de presse français sont armés pour cette évolution. L'Equipe dispose d'une chaîne TV, d'un partenariat avec RTL, de photographies de qualités. Il ne reste plus qu'à ... réinventer le métier d'éditeur pour proposer un mix original de l'ensemble.

Le groupe BFM dispose des mêmes armes. Et, si Mr Niel, le patron de Free arrive à mettre la main sur LeMonde, il y a fort à parier pour que le quotidien du soir soir suive l'exemple.

Reste plus qu'à espérer que les éditeurs de livres pourront suivre le même exemple et proposer un contenu multimédia en plus du texte... même si cela dénaturerait un peu le concept même de "lecture de livre". Ceci dit, il y a en ce moment même, un livre électronique de très bonne qualité sur l'histoire du débarquement à télécharger gratuitement sur l'Apps Store. Il mélange à la fois mp3, vidéo et texte avec un certain succès.

- une offre à prix compatible
Expérience douloureuse pour l'Equipe il y a quelques jours : ils ont "osé" proposer la version iPad du quotidien plus cher au numéro qu'en kiosque. Retour de bâton immédiat : l'appli a été descendue en flèche par 99% des testeurs.

Cette petite anecdote rappelle simplement que les internautes sont maintenant habitués à se voir proposer une baisse de prix conséquente. Là ou un disque coutait 20 euros, sa version numérique est désormais proposé à 9,90 euros. Un prix psychologique si bien ancré dans les mœurs qu'il sera difficile pour la presse et l'édition de ne pas proposer la même décote sous peine de devoir subir la comparaison... à moins de proposer une version considérablement enrichie comme Wired l'a fait.

Côté magazine, il y a donc toujours une place pour le bon vieux pdf statique et antique, à condition de consentir à une baisse de prix radicale. Le marché semble se stabiliser autour de 0,79 cts par édition (prix en partie imposé par les restriction d'Apple sur son store). C'est moins que la réduction généralement consentie sur le marché de la musique mais le coût étant très proche de 0 euro, l'effort était aussi plus important à effectuer. 0,79 sera probablement un juste prix amené à s'imposer avec le temps.

Pour ce qui est du livre, il ne semble pas y régner la même orthodoxie monétaire. Bien sûr, une étude complète du positionnement tarifaire de tous les éditeurs demanderait un autre billet à part entière mais la première impression est plutôt nette. Voyez plutôt...

J'ai relevé 3 livres, parmi les 3 best-seller de l'Apple Store
"Tous ruinés dans 10 ans" de Jacques Attali. L'oeuvre de l'ancien sherpa de Mitterand est proposée à 11,99 euros en numérique contre 15 euros sur Amazon soit à peine 3 euros de réduction.

"Mélancolie française" de Eric Zemmour est proposé à 12,99 euros contre 16,15 sur Amazon. c'est le même écart et le même éditeur, c'est à dire Fayard.

"Le dernier mort de Mitterand" de Raphaëlle Bacqué est à 13,99 euros contre 17,10 sur Amazon aux éditions Albin Michel qui suit la même décote. L'avenir nous dira si le public est prêt à troquer le plaisir d'un livre que l'on peut partager avec ses amis et revendre d'occasion pour une économie de 3 euros... j'en doute. (On pourrait rétorquer que si ces livres sont en première place sur l'iBooks Store c'est qu'il se vendent bien. Ce serait exact... mais la place de numéro ne dit rien du nombre de livres vendus... peut-être qu'une centaine suffit ?)

A noter que des modèles économiques interessants existent du côté de la presse numérique. LeKiosque ou Relay proposent ainsi des forfaits de lecture illimités pour environ 17 euros par mois ainsi que des système de crédit qui abaissent considérablement le prix unitaire du magazine pour peu que l'on soit un gros lecteur.

Les signes inquiétants
Malheureusement, le tableau n'est pas non plus idyllique. De nombreux points noirs existent. Passons les en revue...

- la guerre des DRM et des formats
Inévitablement, tous les intervenants sur le marché cherchent à imposer leurs règles afin de devenir le roi de la jungle et des formats. Ainsi, la stratégie du Kindle d'Amazon est des plus instructives... sur ce qu'il ne FAUT pas faire. Comme l'avait déclaré Jeff Bezos, le patron de Amazon, le kindle est "DRM-agnostique", voulant signifier par là que le Kindle est neutre. C'est aux éditeurs qu'est laissé le choix de protéger ou non leurs oeuvres avec des DRM.

Chaque éditeur fait donc sa loi sur un support unique ! Certains lecteurs ont ainsi eu la désagréable surprise de ne pas pouvoir télécharger 2 fois le même livre, de ne pas pouvoir le distribuer à des amis, de ne pas pouvoir le lire sur un autre reader ou sur un autre support (PC, iPhone, Blackberry...). Bref, la même et longue histoire que celle des DRM pour la musique qui sont aujourd'hui presque de l'histoire ancienne.

On a ainsi d'un côté le format .mobi du distributeur Mobipocket, le DRM d'Apple pour l'iPad, le DRM d'Adobe... une vraie jungle au détriment du consommateur.

- oubliez vos scanners
DRM ou pas, il est clair que la démocratisation du livres électronique facilite désormais son partage. Inutile de passer de longue et fastidieuses heures à scanner un livre puisque c'est l'éditeur lui même qui le fait à votre place. Et dans des volumes autrement plus conséquents. Résultat direct : tous ces fichiers vont inévitablement se retrouver sur les réseaux P2P. (Les DRM seront probablement aisément cassées, cela va sans dire, c'est le jeu du chat et de la souris).

Cela est d'autant plus inquiétant que pour le moment les cadors de l'édition ne proposent rien de plus que des pdf améliorés comme on l'a vu plus haut. Une vraie incitation au piratage tant que des support plus originaux ne seront pas proposés. Ainsi les versions iPad des Echos, de l'Equipe, de la Tribune, du Monde ou du Figaro pêchent toutes par excès de simplicité : un pdf et voilà. Ils ot la chance de pouvoir changer d'orientation dès maintenant sinon ils risque fort de connaitre de grandes désillusions.

- pas de spectacle vivant
Malgré les chiffres croissant du téléchargement de films, le nombre d'entrées au cinéma (et pour les comédies musicales) a battu des record l'année dernière en France. Cela s'explique aisément par le fait que le cinéma est une occasion de sortir entre amis, de partager un bon moment, un resto. C'est un loisir convivial et qui offre une qualité supérieure de confort (grand écran, 3D etc...).

Il en va de même avec les concerts pour la musique. Ils ne désemplissent pas. Pour les même raison que le cinéma. C'est une expérience différente, humaine. Mais qu'elle est l'alternative pour les livres ou les magazines ? Il n'y en a pas. Aucune chance pour l'édition de se refaire sur un autre pôle d'activité. Elle n'a pas le droit à l'erreur. Inquiétant non ?

Conclusion

Le chance du marché de l'édition en ligne c'est qu'il émerge en même temps que les vecteurs de sa démocratisation (iPad, Kindle, etc...) car les éditeurs n'ont pas attendu avant de faire le premier pas contrairement à ce qui s'est passé pour la musique ou le cinéma.  C'est une chance pour l'édition qui prend ainsi le taureau par les cornes dès maintenant.
Malheureusement, maintenant que l'audience est là, le piratage risque de se structurer rapidement avec un accès simplifié à des œuvres francophones. D'autant que les éditeurs de livres ne semblent pas jouer le jeu des prix bas  et de l'interopérabilité.

dimanche 13 juin 2010

Hop, un nouveau thème pour le blog

Blogger vient de rendre public la fonctionnalité de création de thèmes. Je la testais en bêta privée jusqu'à présent avec quelques réserves. La voilà aujourd'hui mise à disposition du plus grand nombre avec quelques retouches. Elle est vraiment sensationnelle.

La barre est placé assez haut. Il faut dire que la concurrence bouge vite et bien. Wordpress devenant vraiment utilisable pour le grand public, c'est un danger réel à présent.

Et voilà donc le résultat. Quelques effets de transparences pour un thème léger et aérien. J'espère que ca vous plait.

Tout est paramétrable : le fond d'écran, les largeurs de colonnes, les couleurs etc... en gros ont tripote le CSS sans mettre les mains dans le cambouis.

Une vidéo de Blogger montre bien à quel point les possibilités de personnalisation sont vastes. Il n'y a plus d'excuses pour avoir un blog qui vous ressemble vraiment.

vendredi 11 juin 2010

Test rapide du zoom du Lumix TZ10

Les tests effectués avec l'appareil photo compact Lumix TZ10 sont assez impressionnants (du moins pour un néophyte comme moi disons).

Voilà ce qu'il donne en grand angle 25mm :

Fourviére en grand angle 25 mm

Et le résultat avec un zoom 300mm (et numérique) incorporé :

Fourviere au zoom 300mm

Je précise aussi que le Lumix TZ10 n'était pas posé sur un support stable pendant le test mais que je le tenais à bout de bras. Pas mal quand même les petits gars de chez Panasonic !

Cette petite vue de chez moi n'est autre que la magnifique Basilique de Fourvière à Lyon.

lundi 17 mai 2010

Lire un pdf ou un magazine sur iPad gratuitement

Dans un récent billet je vous présentais une astuce efficace pour lire vos pdf sur iPhone. Passons aujourd'hui au niveau supérieur. Objectif : lire un pdf sur iPad gratuitement.

J'ai identifié 3 applications intéressantes pour vous aider à lire vos pdf sur iPad de façon confortable et surtout sans dépenser un kopeck.

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EDIT janvier 2013 : une nouvelle application gratuite et de très bonne qualité est maintenant disponible sur l'App Store : Documents.

Noté 4,5 étoiles sur le Store, Documents a reçu une grosse mise à jour de son interface. Manipuler et lire vos pdf n'a jamais été aussi facile. Sans compter que Documents est aussi capable de lire musique et film, il est en passe de s'imposer comme le meilleur lecteur de pdf actuel.

Il peut être synchronisé automatiquement avec Dropbox, iCloud ou un serveur NAS, en Webdav et en FTP aussi ce qui est mon cas et ça marche sans l'ombre d'un souci. J'étais un fervent utilisateur de GoodReader (payant donc), désormais j'ai migré sur Documents sans même un regard en arrière :-p
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Tout d'abord commençons par sortir les sortants. Goodreader qui est de loin le meilleur lecteur de pdf sur iPhone vaut-il le coup sur iPad ? Premier élément de réponse : sa version ipad n'est plus gratuite. Elle est proposée à 0,99 $.

Pour ce qui est de la version iPhone - elle toujours gratuite - elle est certes utilisable sur iPad mais la définition des images laisse vraiment à désirer. Résultat : le texte est flou dès qu'on zoom un peu. Bref, c'est pas le top pour lire confortablement et ça ne rend pas hommage à l'ipad. Voyez plutôt la capture d'écran ci-dessous :


Une première vraie solution pour lire vos pdf ou vos magazines sur iPad serait d'utiliser l'application eBook de Apple. Malheureusement, il vous faudra au préalable utiliser une logiciel comme Calibre pour convertir vos pdf en ePub. Petit bémol toutefois, eBook ne permet pas de zoomer sur une page pdf. Il faudra donc vous contenter d'une visualisation en petit format. Voilà un exemple ci-dessous. L'avantage de cette solution c'est qu'elle permet de gérer via un point d'accès unique - iTunes - vos ebooks et vos magazine et pdf. Peut-être que Apple permettra de faire des zoom sur des portions de texte dans une version future.


La vraie première alternative pour lire vos pdf sur iPad c'est la fantastique application Dropbox. Elle vous permet de synchroniser certains dossiers de votre ordinateur fixe avec votre iPad. Les pdf sont pris en compte nativement. Il suffit donc de glisser déposer votre pdf sur un dossier Dropbox puis d'attendre qu'il soit uploadé sur les serveurs de Dropbox (jusqu'à 2 Go gratuit d'espace de stockage). Lancez ensuite l'application Dropbox sur votre iPad et naviguez dans l'arborescence jusqu'à votre pdf.

L'inconvénient de Dropbox c'est qu'il vous faudra charger votre fichier pdf à chaque lecture. Pour un magazine de 50 Mo c'est donc un peu lourd même si le gros du téléchargement se fait en tâche de fond.

Mon dernier choix est selon moi la meilleure alternative gratuite pour lire vos pdf sur iPad : Cloudreader. Gros avantage (depuis l'une des dernières mise à jour des API de l'iPhone OS), vous pouvez transférer vos pdf directement dans votre iPad via l'onglet Applications de iTunes. La synchronisation est instantanée et rapide, et il n'est même pas nécessaire de synchroniser l'ensemble de l'iPad pour effectuer le transfert.

Autre avantage de Cloudreader, c'est qu'un léger tapotement zoom de façon intelligente sur la portion de texte que vous lisez. Vous épargnez ainsi vos yeux. Le seul défaut de l'appli, c'est que le déplacement des pages de haut en bas est assez heurté et manque de fluidité.
Exemple de page de journal en vue zoomée avec Cloudreader sur iPad

dimanche 9 mai 2010

Aquarium : un petit avant / après

J'ai mis en eau un petit aquarium communautaire de 60L il y a bientôt 6 mois. C'est toujours sympa de se faire un petit avant / après pour voir le chemin parcouru.

L'objectif était de faire de la reproduction de crevettes Red Cherry et de Guppies. Objectif atteint. J'ai commencé avec 3 Guppy, j'en ai à présent une quinzaine (c'est par pour rien que ce poisson est surnommé The Million Fish) malgré une légère mortalité au début stabilisée depuis.

Côté crevettes, j'ai commencé avec 3 spécimens, j'en ai à présent 7... ce qui est assez peu. je suspecte les guppies de bouloter les larves de crevettes. Je viens de mettre en eau un petit bac de 30L qui sera spécifique aux crevettes, on verra bien le résultat.

Alors, l'aquarium le voilà, il y a 6 mois, puis 4 mois et enfin hier.







Pour les amateurs de plantes, nous avons :
- une Rotala rotundifolia : à droite
- une Echinodorus barthii : à gauche
- une Cryptocoryne becketti : au centre
- et quelques autres dont je n'ai pas encore trouvé le nom mais elles semblent se plaire avec mes paramètres d'eau actuel donc tout va bien.

Et puis pour le fun, une vidéo en gros plan de mes crevettes en plein jeu :